
Après le lancement de sa première console de jeu le 15 juillet 1983, la SG-1000, Mark I, la société Sega est rachetée par la SCSK Corporation en mars 1984, un conglomérat faisant lui-même partie de Sumitomo, un des plus vastes conglomérats industriels japonais. Grâce à cette nouvelle manne financière, Sega sort dès juillet 1984 une nouvelle évolution de sa Mark I, la SG-1000 II, Mark II. Par rapport à la première version, celle-ci intègre désormais des manettes de jeu et un clavier détachable, le SK-1000. Mais le Mark II ne fait toujours pas le poids face à la Famicom de Nintendo, aux graphismes plus colorés et plus lisses. De plus, le catalogue de jeux proposés par Sega est plus restreint que celui de Nintendo, qui fait appel à des éditeurs tiers, tandis que Sega ne commercialise sur sa console que ses propres jeux. Afin de redonner un nouveau souffle à la SG-1000 II, la société développe la Sega Card, une carte mémoire pour stocker des jeux et réinscriptible, et moins chère à produire que le format cartouche. Les jeux sont alors lisibles par l'intermédiaire d'un nouveau périphérique, le C-1000 Card Catcher, à brancher sur la SG-1000, mais l'utilisation de cette technologie entraîne le report de la plupart des jeux prévus pour 1985. Le Sega Card sera finalement un échec, sa capacité de stockage étant inférieure à celle des cartouches, et dès 1986, les jeux y sortiront de nouveau sur cartouche.
