Tatsumi (Eric Khoo, 2011)

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Tatsumi (Eric Khoo, 2011)

Messagepar Meleor » ven. mai 29, 2020 9:05 pm

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Tatsumi (en mandarin 辰巳) est un long métrage d'animation singapourien réalisé par Eric Khoo, sorti au cinéma à Singapour en septembre 2011, et en France le 1er février 2012. Il est consacré à la vie du mangaka japonais Yoshihiro Tatsumi, et est une libre adaptation de son manga Une vie dans les marges (Gekiga hyōryū) ainsi que de cinq de ses nouvelles.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tatsumi_(film)

Synopsis et détails
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Tatsumi célèbre l’œuvre et la vie du mangaka japonais Yoshihiro Tatsumi. Dans le Japon occupé de l’immédiat après-guerre, la passion du jeune Tatsumi pour la bande dessinée deviendra finalement le moyen d’aider sa famille dans le besoin. Publié dès l’adolescence, sa rencontre avec son idole Osamu Tezuka, le célèbre mangaka comparé à Disney, lui offrira une source d’inspiration supplémentaire. Malgré un succès constant, Tatsumi va remettre en question le manga qui n’offre aux enfants que des scénarios et des dessins au contenu mièvre et sot. En 1957, il va inventer le terme gekiga (littéralement "images dramatiques"), développant ainsi une nouvelle forme de manga destinée à un public adulte. Fortement influencé par les thématiques du cinéma néo-réaliste, Tatsumi nous offre une vision du Japon de l’après-guerre.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_g ... 92688.html




Ce film est réalisé par le réalisateur originaire de Singapour de La Saveur des Ramen, il revient sur la vie du créateur du Gekiga et mélange une transposition animée de cinq de ses nouvelles à une description de sa vie et du contexte de la création du Gekiga.



Dans cette vidéo un éditeur japonais nous parle un peu de la création du Gekiga.

Tatsumi a créé ce terme pour différencier ses œuvres des mangas destinés à la jeunesse suite à des articles de journaux critiquant la violence, la non morale de ses Bds, remarquant que ces journalistes ne se rendaient pas compte qu'il s'adressait à un public différent.



Vidéo ou le réalisateur présentait son film lors de sa projection au Centre Pompidou en 2012.

Avant-première de TATSUMI en présence d’Eric Khoo - Planète Manga ! du 11 février au 27 mai 2012

Centre Pompidou

Eric Khoo introduit la projection de son film d’animation, TATSUMI, présenté en avant-première au Centre Pompidou le mercredi 25 janvier 2012.

A l’image : Eric Khoo, cinéaste, Sylvie Pras, responsable des Cinémas, Massoumeh Lahidji, interprète

Retrouvez l'événement sur le site internet du Centre Pompidou :
http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/M ... =2.4.1&L=1


Il a découvert Tatsumi quand il travaillait pour des magazines de Bds aux USA en lisant Goodbye ce qui lui a donné une telle inspiration qu'il a pu terminer sa BD bien plus vite que prévu.

Plus tard il l'a redécouvert en lisant son autobiographie "Une Vie dans les Marges" en 2009 ce qui lui a donné l'envie de l'adapter en faisant le film Tatsumi. Il a convaincu le gekigaka de faire lui-même la voix-off racontant sa propre vie, le faisant venir à Singapour.

Tatsumi fut touché du respect et de l'honneur rendu à son œuvre par le film mais regrettait un peu que le réalisateur n'y ait pas plus insufflé sa personnalité propre.

Tastumi nous avoue qu'il était un autre homme lors de la création de ses anciennes œuvres mises en valeur dans le film qui reflétaient sa profonde solitude et ses frustrations de l'époque qui le rendent même perplexe.

Mais ces 5 nouvelles semblent magnifiées par la mise en images animée reprenant fidèlement le trait de l'auteur faisant penser à une transposition presque case par case et les personnages étant pour beaucoup incarnés par un même acteur, même parfois dans des dialogues ou il se parle à lui-même!



Les 800 pages d'Une Vie Dans les Marges sont condensées dans le film en 35 minutes, on y voit sa première rencontre avec Tezuka, ses débuts quand il dessinait ses mangas chez ses parents avec ses problèmes avec son frère apprenti mangaka lui-aussi mais affaibli par la maladie et donc jaloux de sa réussite, ses premières publications et la création du terme Gekiga.

La première nouvelle mise en images est l'Enfer sur une photo de deux personnes dont l'ombre a été fixée sur un mur après la bombe d'Hiroshima. C'est terrible, glauque, sinistre et très impactant dans son déroulé dramatique. Cette nouvelle lui a valu d'être traité comme un paria par l'association No More Hiroshima et on peut comprendre pourquoi en découvrant la nouvelle tout en se disant qu'ils se rendent pas compte que c'est la liberté artistique qui l'a conduit à la faire ainsi et non par manque de respect aux victimes.

En tout cas cette nouvelle montre ce qu'est le gekiga alias images dramatiques, images destinées à créer un effet sombre, dramatique, glauque et malsain.

Comme Goodbye autre nouvelle sur une prostituée japonaise pendant l'occupation US du Japon.

Monkey Mon Amour est aussi terrible de part sa conclusion d'un extrême tragique.

Occupied aussi pour sa cruauté glauque sur un mangaka attiré par des graffitis érotiques dans des toilettes.

En fait c'est des petites histoires ayant pour vocation à créer un effet dramatique dans la progression et la conclusion de l'histoire et très ancré dans un contexte social traduisant une certaine misère humaine y compris morale.

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