
Du reste, et dans un registre radicalement différent, on parle encore de chien avec la série animée Joker : Laugh Riot. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette série a été présentée comme un équivalent de la franchise John Wick en compagnie du plus tristement célèbre des clowns de Gotham City. Au point de départ de sa longue croisade vengeresse, il est toujours important de se rappeler que le brave John Wick était au départ un papa chien endeuillé. Et justement, cette nouvelle adaptation basée sur le Joker devrait adopter un point de vue sensiblement identifique. A savoir ? Batman a été assassiné. Mais pas par lui. Et donc, vous comprenez, ça le vexe. Il est comme ça, le Joker. C'est un bougon.
Le descriptif officiel livre un résumé plutôt explicite du projet :
"Lorsque Batman est retrouvé mort, le Joker décide de se lance dans une impitoyable mission de vengeance parmi les rangs de la pègre de Gotham City pour retrouver celui qui a assassiné son plus génial et plus valeureux adversaire. Mais alors que cette quête de violence reste sans réponse, Joker réalise lentement mais sûrement qu'il est en train de débarrasser la ville du crime et de la corruption, comme Batman l'avait toujours souhaité. Le clown va donc devoir se regarder dans un miroir pour accepter une vérité qui l'irrite : sans la chauve-souris, il lui est incapable de trouver sa propre identité."
Pitch accrocheur, et promesse d'un délire ponctuel plutôt original sur le papier, Joker : Laugh Riot devrait aussi profiter d'un assemblage créatif séduisant. En effet, cette production devrait apparemment se monter sur une alliance des compétences réparties entre les Etats-Unis et le Japon, avec le réalisateur Yasushiro Aoki (PsychoPass, Mutafukaz : Le Film, ChaO, mais aussi Batman : Gotham Knight, si vous vous souvenez de cette sympathique petite anthologie nippo-américaine) aux commandes du projet, en compagnie du producteur James Krieg (l'une des têtes pensantes de WB Animation, passé par l'essentiel des animées et des longs-métrages DC Comics en deux dimensions depuis ces dix dernières années). On ne touche pas au chien du Joker. Pardon : on ne touche pas au Batman du Joker. Il est des choses qui ne se font pas.


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