
Au retour de son périple en Amérique latine, Christian Gerber découvre que Radio Plus s'est orientée vers la religion pour mieux se promouvoir. Après une diatribe sur les dessous de son métier, il manque de se faire renvoyer, mais est muté dans un secteur artistique où il fait des siennes...
Comme j'écoutais la chanson-titre pour le moins caustique, je me suis penché sur le film... Si visuellement, il fait son âge canonique de 54 ans, aussi bien pour la mise en scène que les tenues très 70ies entre hippies et psychédélisme, sur le fond, on a un contenu particulièrement mordant, qui égratigne les médias, notamment radiophoniques, avec Radio Plus qui varie entre divers thèmes avant de se tourner vers la religion, quitte à la mélanger avec des spots publicitaires... La mutation de Gerber donne lieu à certains moments musicaux satiriques (le film est à moitié une comédie musicale), puis après un passage du côté du théâtre mis en scène par un directeur désabusé, qui met tantôt en scène une pièce médiocre, puis une création semblable à une version chrétienne (mais pas si catholique que ça) des spectacles du Big Bazar, Gerber retournera à la radio où il aura carte blanche... Un temps...
Les faux-semblants, l'hypocrisie, les impératifs commerciaux sont bien brocardés, outre le personnage de Gerber, idéaliste parfois, mais souvent désabusé, on a le grand patron de la radio joué par Bernard Blier,
Drôle, mordante, et parfois cruelle, cette comédie est quelque part visionnaire, car si elle se passe à l'époque de l'ORTF, de nos jours, les radios libres ont repris le flambeau avec aussi peu de scrupules.
Le film est disponible en VOD ici.
En bonus, un extrait du film :






