Mais alors là, pour la première fois de ma vie je me suis endormi dans un cinéma
M'enfin de ce que j'ai vu c'était pas complètement dégueu, je m'attendais à pire honnêtement, mais bon c'était pas bien non plus


Près de trente ans après l'animé culte de Mamoru Oshii, le remake imaginé par Rupert Sanders déçoit par son manque d'audace et la faiblesse de l'interprétation.
L'adaptation du chef-d'oeuvre de Masamune Shirow à la sauce hollywoodienne n'est franchement pas une réussite. Sorti le 29 mars en salle, Ghost in the Shell met en scène le Major, une femme au corps robotique dotée d'une conscience humaine, qui a pour mission de mettre les plus dangereux criminels hors d'état de nuire, dans un Japon futuriste. Alors qu'elle s'apprête à affronter un pirate informatique répondant au nom d'Aoi, elle découvre qu'on lui a menti sur ses origines. Désormais, rien ne l'arrêtera dans sa recherche de la vérité sur son passé. Le Figaro vous explique pourquoi le film de Rupert Sanders est si mauvais.
● Un mauvais casting
Choisir principalement des acteurs occidentaux pour incarner des héros japonais était l'erreur à ne pas commettre. Avant même le tournage du film, de nombreux fans du manga avaient critiqué le choix de Rupert Sanders de donner le rôle du Major Motoko Kusanagi à Scarlett Johansson. Une pétition réclamant le départ de l'actrice américaine avait même recueilli plus de 105.000 signatures. Mais cela n'a pas suffi à décourager les producteurs. Sauf que le miracle n'a pas eu lieu. Malgré des effets spéciaux qui tentent de donner à son visage inexpressif un air plus asiatique, Scarlett Johansson n'est jamais crédible dans la peau de l'héroïne de Shirow.
Que dire du reste de la distribution? Le pauvre Takeshi Kitano sert de caution à ce cirque. Quant à Juliette Binoche, on ne voit pas très bien à quoi elle sert. D'ailleurs, lors de l'avant-première qui a eu lieu à Paris le 21 mars, la comédienne française a avoué à nos confrères de France Soir n'avoir «absolument rien compris au scénario». Ça s'est vu...
● Une pâle copie du film de Mamoru Oshii
Le réalisateur britannique Rupert Sanders - à qui l'on doit le déjà très kitsch Blanche Neige et le Chasseur (2012), n'a pas fait preuve de beaucoup d'audace et d'imagination. Il s'est contenté de reprendre pêle-mêle les scènes d'action et les séquences cultes du film de Mamoru Oshii avec une balourdise effarante. Le long-métrage animé sorti en 1995 était esthétiquement novateur. Malgré les progrès techniques et un budget confortable de 110 millions de dollars (102 millions d'euros), la production des studios Paramount est très loin de la beauté plastique de Blade Runner et de la virtuosité chorégraphique de Matrix signé des frères Wachowski.
En plus d'être mal filmé, le film manque cruellement de substance. Tous les enjeux politiques et les questionnements philosophiques qui faisaient le charme et la puissance du manga originel ont été gommés. Au final, l'intrigue se résume à une sentence digne de Jean-Claude Van Damme: «Ce n'est pas ton passé qui fait ce que tu es, mais tes actes.» Une vision aussi simpliste qu'absurde et très éloignée des travaux de Shirow.
● Une bande-son décevante
On a connu Clint Mansell - à qui l'on doit la sublime mélodie de Requiem for a Dream - bien plus inspiré. Ses compositions électroniques ne suscitent pas la moindre émotion. Au point de nous faire regretter amèrement la partition de Kenji Kawai qui sublimait chaque moment du film de Mamoru Oshii et apportait une touche particulière à l'œuvre originale.

Quant à Juliette Binoche, on ne voit pas très bien à quoi elle sert. D'ailleurs, lors de l'avant-première qui a eu lieu à Paris le 21 mars, la comédienne française a avoué à nos confrères de France Soir n'avoir «absolument rien compris au scénario». Ça s'est vu...

. Hum pis n'empêche, je repense à autre chose...pour le personnage de Togusa on a de pure figuration complète en fait, alors que lui il a tout de même un minimum de présence. A part dire qu'il est content d'être complétement humain, bon ben voila, c'est tout ce qu'on retient alors qu'autrement on profite un peu plus de lui à la base. Enfin bon, c'est pas bien grave concernant Togusa mais ça reste tout de même une sous-exploitation. phoenlx a écrit :Ba en fait c'est parceque je rejoins souvent cette idée subtile que défend ici le fossoyeur "film fait avec le coeur mais sans âme"
il y a beaucoup de films que je ressens comme ça. du coup, comme je sens qu'il y a une bonne volonté du réalisateur derrière, ça me force déjà à pas descendre trop bas, de plus il serait faux de dire que je vois souvent des films qui ne me procurent aucun plaisir, tous même les pires ont souvent un petit quelque chose, une scène forte, un dialogue, un truc qui les réhaussent un peu. tu vois par exemple même Exodus de Ridley Scott dont on parlait récemment, je l'ai plutôt descendu et c'est typique de ces films très bof, qui sont à la fois des déceptions, on se demandent à quoi ils servent quand on compare à l'excellent ancien film, le jeu d'acteur est plus médiocre et tout, mais il reste de temps à autre des plans iconiques, des choses qui remontent un peu le film (et on ne peut pas nier que ça a du couter non seulement du pognon mais des efforts au réalisateur et à son équipe. mais en un sens c'est ça qui est encore plus triste car on se dit "tout ça pour ça" !!
et j'ai l'impression que Ghost in the shell risque de rejoindre un peu cette perception que j'ai de plus en plus souvent (bon Exodus m'a semblé particulièrement mauvais là où d'autres sont meilleurs et j'espère que celui-ci aura une meilleure note de ma part, mais je ne m'attend pas à retrouver le même plaisir que j'ai ressenti devant le film d'animation ou même tu vois, pour prendre un autre film de Oshii, devant Avalon par exemple. ce film là marque, par son ambiance, sa BO et même si j'ai pas tout aimé dedans, ça reste un putain de film de oshii, un film d'auteur, un film qui marque l'esprit, un film qui sert à quelque chose. un film qui fait date, qui marque l'histoire du cinéma.
j'aimerais voir plus souvent des films qui marquent l'Histoire du cinéma. en ce moment fort est de constater que j'en vois de moins en moins en tout cas dans les blockbusters, à force de faire des remakes, des suites, des trucs trop mainstream ils diluent toute la saveur (comme il le dit très bien)
on veut adapter les oeuvres au plus grand nombre, résultat, tout devient fade, je compare souvent ça à la nourriture de type fast food
perso je vais parfois bouffer au macdo. j'aime ça. seulement voilà, vous m'avez compris, c'est de la bouffe fast food, vite mangé vite oublié. les films c'est pareil
mon impression c'est souvent. j'ai vu, ok j'ai plutôt aimé. ok je vais oublier. et ça c'est très très chiant. comme le dit aussi le fossoyeur, j'aimerais que les films me fassent plus souvent réagir, même en m'énervant.



, ça me fend un peu le cœur la façon dont il ne parvient pas suffisamment à avoir la possibilité de réaliser certains films.
Scarabéaware a écrit :Yep, par contre Christophe Gans...on attend toujours son Galaxy Railways lui, pff, pas la peine de trop y penser à lui, vaut mieux prendre comme ça vient, ça me fend un peu le cœur la façon dont il ne parvient pas suffisamment à avoir la possibilité de réaliser certains films.






phoenlx a écrit :je ne savais pas que le réalisateur du film s'était viré de Blanche neige et le chasseur 2 parcequ'il avait couché avec Kristen Steward


, bon pis comme ça on a un bon exemple du puritanisme Américain à ce qu'ils aient été virés tous les deux 












pour écouter le début, mais je vais essayer d'écouter complètement) 


Sorti il y a presque deux semaines en France, l’adaptation live de l’univers de Masamune Shirow peine à rentrer dans ses frais. A l’heure actuelle, le film n’est toujours pas rentable…
Avec 41,3 millions de dollars (environ 39,03 millions d’euros) engrangés sur sa seconde semaine d’exploitation hors des États-Unis, le film live Ghost in the Shell trouve un public mais ne représente pas le blockbuster à succès que certains attendaient. Sur cette deuxième semaine, le film rapportait 7,35 millions de dollars (environ 6,946 millions d’euros). Au total, il est estimé que le film a rapporté, pour l’heure, $124 329 863 (environ 117 504 498€), selon le site Box Office Mojo.
Le résultat est loin d’être convaincant pour le studio Paramount Pictures. Estimé à 110 millions de dollars (environ 103,9 millions d’euros), le réel budget du film s’élèverait aux alentours de 250 millions de dollars (environ 236 222 742€), selon le site Deadline, si on tient compte des coûts de production et de communication autour du film. Le long-métrage est donc encore loin de rentrer dans ses frais.
Ghost in the Shell est réalisé par Rupert Sanders et propose une adaptation du manga de Masamune Shirow et des différentes productions animées du studio Production I.G. Le manga est actuellement réédité dans une Perfect Edition par Glénat, tandis que @anime se charge des versions haute-définition des différents segments de l’anime.






C'est vendredi dernier que l'adaptation en prises de vues réelles de Ghost in the Shell débarquait dans les cinémas japonais. Si le long-métrage parvient tant bien que mal à se hisser sur le podium, sa troisième place fait écho au manque d'intérêt qu'il suscite chez les spectateurs américains.
Diffusé sur 327 écrans, le film démarre sa carrière à la troisième place, derrière Tous en scène et Vaiana, la légende du bout du monde, toujours solidement ancrés aux deux premières places depuis plusieurs semaines. Un semi-échec pour le film de Rupert Sanders, qui peine à passionner les foules malgré la richesse et la notoriété des matériaux d'origine, à savoir le manga de Masamune Shirow et l'animé de Mamoru Oshii, entre autres. Avec 124 millions de dollars de recettes récoltés depuix près de deux semaines à l'international, Ghost in the Shell devrait avoir beaucoup du mal à rentrer dans ses frais.

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