Achille et la tortue (de et avec Takeshi Kitano)

Entre le classicisme de Akira Kurosawa, la poésie contemplative de Yasujirō Ozu et les audaces modernes de Takashi Miike, le cinéma japonais navigue entre tradition et expérimentation. Jidaigeki, horreur (J-horror) ou drames intimistes : une diversité de formes et de rythmes le caractérisent. Des visages comme Toshiro Mifune, Rinko Kikuchi, Meiko Kaji et bien d'autres acteurs / actrices ont marqué son rayonnement. Dans cette rubrique, on tente d'explorer le cinéma japonais dans toute sa quintessence et sa diversité.
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Achille et la tortue (de et avec Takeshi Kitano)

Messagepar Scarabéaware » mar. août 04, 2026 6:20 pm

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Achille et la Tortue (Akiresu to kame en VO) est un film réalisé et scénarisé par Takeshi Kitano, sorti en 2008. Ce film est la troisième et dernière partie de sa trilogie autobiographique venant après Takeshis' et Glory to the Filmmaker!. Chaque toile présente dans ce film a été peinte par Takeshi Kitano lui-même.

Le personnage principal est d’abord incarné par Reiko Yoshioka puis Yurei Yanagi avant que Kitano le campe :D. Au casting nous avons également Akira Nakao vu dans plusieurs films Godzilla des années 90 et 2000 et nous avons aussi Kanako Higuchi.

Le film a été présenté en compétition à la 65e Mostra de Venise le 28 août 2008.

Synopsis :

Depuis son enfance, Machisu Kuramochi passe ses journées à peindre et à dessiner. Toute sa vie est vouée à cette passion dévorante. Enfant, il est le fils d'un riche collectionneur d'art. Mais à la suite de la faillite de son père, sa mère le place chez son oncle, paysan qui ne comprend pas sa passion pour la peinture et le malmène. Puis il vit en orphelinat. Adulte, il exerce des petits boulots qui lui permettent de peindre à ses heures de temps libre. Il rencontre celle qui sera son épouse et l'aidera dans son art.




Alors, alors, j’ai vu la chose hier soir et je puis dire que c’est…étrange :lol:. Grand film de Kitano ou grande arnaque, on peut s’interroger sur ce film qui clôture une trilogie dont il faudra que je vois les deux précédents films s’intéressant plus à sa carrière d’acteur que de peintre dans la mesure où via cette histoire d’un artiste en mal de reconnaissance qu’il nous propose on découvre de nombreuses toiles de son cru :D. Là-dessus c’est pas mal pour contempler cette partie méconnue de lui lol. Mais on se demande un peu comment il faut prendre ce film par moment :lol:. Après j’ai bien envie d’y voir une part de critique vis-à-vis de l’art contemporain qui peut nous faire aller vers du plus en plus absurde et grotesque à l’image d’une banane sur un mur qui est un summum du ridicule dans ce qui peut se recevoir une côte phénoménale…Et donc avec ça on peut aussi avoir les difficultés d’artistes pouvant se faire plus méritant mais qui se font difficilement reconnaître.

Ainsi avec ce film nous contemplons sur un rythme assez lent l’évolution de Machisu Kuramochi qui va être poussé dans la voie de la création artistique par un peintre financé par le père de Machisu qui se fait mécène et possède une immense fortune grâce à la soie…Le fiston peut profiter de bonnes conditions pour s’épanouir dans sa passion et espérer devenir un jour un artiste reconnu :mrgreen: . Cependant un terrible drame survient avec la mort des vers à soie de son père, provoquant alors sa brutale chute et que celui-ci se suicide avec sa geisha préférée. Ainsi Machisu se retrouve orphelin de son père et sa belle-mère qui ne peut s’occuper de lui va le confier pendant quelques temps à son oncle qui se montre brutal avec lui mais finit par accepter le fait qu’il est un artiste et doit pouvoir s’épanouir en tant que tel. Il fait durant ce passage chez son oncle la connaissance d’un attardé mental avec qui il fait du dessin également. Ils vont passer quelques moments ensemble avant qu’une autre séparation ait à se faire alors qu’il est finalement envoyé à l’orphelinat. Et là on peut déjà constater une sale ironie du sort dans la vie de Machisu avec ce qui se produit au cours de sa jeunesse. Il grandit alors à l’orphelinat et trouve plus tard un travail de livreur de journaux tout en restant en quête d’accession à la reconnaissance en tant qu’artiste, mais ce n’est pas évident pour lui surtout avec un responsable d’une galerie d’art qui l’aide pas vraiment et il est ironique de voir que ce même responsable à dans sa galerie une toile que Machisu à conçu enfant mais qu’il ne cherche pas à revendiquer, il fait d’ailleurs un peu autiste dans son genre. Nous nous plongeons ainsi dans cette partie de sa vie où il va partager des moments avec d’autres aspirants à la célébrité et il finit durant cette période par rencontrer celle qui va devenir sa femme et le comprendre mieux que quiconque cherchant alors à l’aider le plus possible dans sa quête de réussite…Cela va-t-il finir par fonctionner ? Nous allons ainsi sur une dernière phase où là nous avons Kitano qui nous campe notre homme plus âgé et n’ayant rien perdu de sa motivation quitte à faire n’importe quoi dans l’espoir que ça puisse lui rapporter le pactole… :mdr:

Comme je disais nous avons tendance à contempler tout ceci, ce n’est pas un film qui conviendra aux allergiques aux films contemplatifs ayant un rythme lent, ici rien d’effréné et point de Yakuzas qui se tirent dessus, nous avons des artistes en mal de reconnaissance et Machisu le premier qui ne cesse de créer, reproduire, faire tout ce qu’il peut tout au long de sa vie en restant très stoïque dans l’espoir de réussir. Nous avons du terrible avec les situations qu’il vient à vivre mais aussi de l’ubuesque, comme je disais nous avons de l’étrange et on peut dire que ça nous forme une part de critique quand on monde de l’art avec les manigances qui peuvent s’exercer, on est dans des arnaques avec l’art contemporain, c’est à celui qui va le mieux profiter d’une situation parfois et c’est pas forcément pour le meilleur…Et avec ça il peut y avoir de l’essentiel qui vient à se faire oublier comme en témoigne le cas de la fille de Machisu. On peut voir une certaine leçon de vie derrière ce truc que ça nous fait :D. Il en ressort par ailleurs une part de poésie et nous avons une bonne petite musique qui accompagne le tout. C’est de quoi en ressortir en étant un brin dubitatif quelque part, de quoi être un peu perplexe par rapport à ce que nous a fait Kitano ici mais derrière le délirium nous avons tout un message qui passe en même temps par rapport à l’art avec ce qu’il nous propose ici. C’est de l’étrange à la Kitano qui vaut là aussi clairement le détour, après ça passe ou ça casse tellement ça fait du grand n’importe quoi :lol:.
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Re: Achille et la tortue (de et avec Takeshi Kitano)

Messagepar ChienQuiTousse » sam. août 22, 2026 10:14 pm

Marrant je l'ai vu il y a 4 jours ^^

Pas un mauvais film mais loin des chef d'oeuvre que nous a pondu le maitre Kitano, peut être le moins kitanien de sa filmo on ne retrouve pas trop son sens du montage et son tempo comique.. Les deux premier volets de cette trilogie n'ont rien à voir le scénario de Takeshi's et Glory to the filmaker part dans tout les sens c'est plus une suite de gag ultra référencé à son cinéma (à voir que si l'ont a vu une grande parti de ses autres film, vraiment pour les fan hardcore !)

Celui là est beaucoup plus "classique" dans sa structure et "un peu" plus abordable pour des néophyte.

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Re: Achille et la tortue (de et avec Takeshi Kitano)

Messagepar Scarabéaware » sam. août 22, 2026 11:03 pm

C'est sur que par rapport à d'autres de ses films ça forme clairement une autre expérience lol, et faudra que je vois encore les films précédents de cette trilogie. Sinon quand à dire que c'est classique dans la structure, oui maintenant il a pas forcément de quoi convenir à tout le monde avec ce qu'il a d'étrange et de très contemplatif :lol:.
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