Les Onze guerriers du devoir (Eiichi Kudo 1966)

Entre le classicisme de Akira Kurosawa, la poésie contemplative de Yasujirō Ozu et les audaces modernes de Takashi Miike, le cinéma japonais navigue entre tradition et expérimentation. Jidaigeki, horreur (J-horror) ou drames intimistes : une diversité de formes et de rythmes le caractérisent. Des visages comme Toshiro Mifune, Rinko Kikuchi, Meiko Kaji et bien d'autres acteurs / actrices ont marqué son rayonnement. Dans cette rubrique, on tente d'explorer le cinéma japonais dans toute sa quintessence et sa diversité.
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Les Onze guerriers du devoir (Eiichi Kudo 1966)

Messagepar ChienQuiTousse » ven. févr. 27, 2026 11:27 pm

Les onze guerriers du devoir est le troisième volet de la trilogie "Samourai Révolution" réalisé par Eiichi Kudo. Ce n'est pas une trilogie scénaristique mais thématique il n'est pas nécéssaire de les voir dans l'ordre ni de tous les voir. J'ai choisi celui là juste parce que c'est mon préféré des trois :super: (mais ils valent tous le coup !)

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"Ere Tempo, 1838, lors d’une partie de chasse sur son domaine, le Seigneur Nariatsu du fief Tatebayashi, fils du Shogun retiré, viole la frontière du fief Oshi et y abat froidement un paysan ainsi que le Seigneur du fief qui l’avait interpellé sur son acte. Tatewaki, chambellan du fief Oshi porte l’affaire devant les autorités shogunales, mais Nariatsu bénéficiant des protections du Shogun, c’est le clan Oshi qui est tenu pour responsable. Confrontés à une décision de démantèlement de son fief qui plongerait ses vassaux dans la misère, le chambellan décide de monter une expédition vengeresse contre Nariatsu avec l’aide de Hayato et de quelques hommes triés sur le volet."

Les trois volets de la trilogie ont tous un peu près la même trame scénaristique (basé en partie sur "Chushingura", la fameuse histoire des 47 ronins, un récit mythique du Japon mainte fois adapté au cinéma ou repris comme base pour d'autre récit). On y suit un clan qui perd son seigneur ou subit une humiliation d'un autre seigneur plus puissant se forme alors un groupe de samourai prêt à tout les sacrifices pour laver leurs honneur ou en finir avec la tyrannie pour le bien du peuple.

Le film est techniquement magnifique que se soit au niveau de la lumière ou des cadres mais aussi au niveau de la représentation de la violence, le film se passe en parti autour de jeux politique pour finir sur une scène de combat explosive et brutal sous la pluie et dans la boue, les combats ne sont pas du tout esthétisé, Comme il l’avait déjà fait auparavant, Kudo filme un chaos de sabres et de kimonos (pour le deuxième volets "le grand attentat" il a même filmé des scène caméra à l'épaule pour être encore plus dans le cœur de l'action, il se serait inspiré des vidéos des grandes manifestation contre le renouvellement du traité de sécurité entre les États-Unis et le Japon et aurait utilisé des enregistrements audio de ses affrontements pour les rajouter dans la scène) la mort est sale et il faut plusieurs coup pour abattre son adversaire.

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Eiichi Kudo est nettement moins connu que ses contemporains comme Misumi ou Gosha mais mérite amplement d'être découvert !

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