Les Cabires
Dans la mythologie grecque, les
Cabires sont un groupe de divinités adoré à plusieurs endroits de la Grèce, et notamment aux îles de Samothrace, de Lemnos et d'Imbros. Ces divinités restent très mineures et mystérieuses, très peu connues des grecs. Le culte de ces divinités se seraient propagé en Grèce via le peuple Phénicien, mais ce serait mélangé avec les divinités du culte pélasgique, les premiers habitants de la Grèce. Parfois même, ils seraient confondu avec :
- les
Curètes, des Dieux Crétois mineurs ;
- les
Corybantes, des danseurs célèbrant le culte de la Grande Déesse phrygienne Cybèle ;
- les
Dactyles, d'autres divinités mineures ;
- les
Dioscures Castor et Pollux.
Certains prétendent que les Cabires sont des demi-dieux fils d'Héphaïstos qui ont accompagné Dionysos en Inde. D'autres sources leur reconnaisse Gaïa comme mère. Enfin, selon l'auteur Pierre Dubois, les Cabires seraient des nains intermédiaires entre les esprits de la terre et du feu.

A l'origine, les Cabires auraient été
Axiéros,
Axiocersos,
Axiocersa et
Cadmillos ou
Casmillos. La mythologie romaine a repris ces Dieux en les appelant
Vulcain,
Mars,
Vénus,
Amour ou
Harmonie. Les Cabires avaient des Mystères qui leur était consacré, du temps d'Orphée, dans lesquels il n'était pas permis de prononcer leur nom, ce qui renforça le secret autour de ces divinités. Leurs Mystères contiendraient également une part d'occulte. Les marins étaient ceux qui pratiquaient le plus le culte des Cabires, en Grèce puis à Rome, puisque Enée, un Héros de la Guerre de Troie, y fit connaître les Cabires. En effet, être initié au culte des Cabires protègerait des dangers de la mer. Le grand prêtre du culte cabirique, appelé Eues, recevait la confession de ceux qui se faisaient initier. La dernière cérémonie de l'initiation, qui ouvrait à l'initié l'accès des Mystères, s'appelait le thronisme : l'initié, après avoir subi les plus terribles épreuves, était assis sur un trône éclatant de lumière, le front couvert d'un voile, couronné d'un rameau d'olivier et ceint d'une écharpe, tandis que tous les prêtres et les mystes, se tenant par la main, exécutaient autour de lui des danses symboliques.