bon alors je l'ai vu hier soir et c'est quand même bien nanardesque, mais je pense à certains du forum en particulier à qui ça pourrait plaira rien que pour certaines scènes avec les filles en esclavage et dans d'autres situations que je vous laisse imaginer
(ci-dessous : l'actrice Verónica Llinás qui a un petit rôle en début de film)

on a affaire clairement à une sorte de "sous Conan", un film réalisé à l'époque avec relativement peu de moyens et dont la production avait été délocalisée en Argentine, à une époque où ce pays était au fond du trou économiquement d'ailleurs (Claude Gaillard dans son livre "Barbares au cinéma - de Conan à Musclor" nous fait une bonne remise en contexte de ce film produit par le célèbre Roger Corman mais surtout destiné à créer à moindre cout en profitant du contexte une sorte de série B destiné aux vidéos clubs de l'époque en surfant sur le thème à la mode de l'héroic fantasy (il ne s'agit évidemment pas d'exploiter le patrimoine culturel local

) Ici vous trouverez plutôt des gros rustres bien bourrins, des femmes légèrement vêtues (ou pourrait même dire, très très légèrement même quand elles se battent

) les dialogues ne volent pas haut, et apparemment une bonne partie du budget du film (peu élevé), est passé dans la réalisation d'un décor d'esprit médiéval qui revient assez souvent.
Le Los Angeles Times a écrit sur le film qu'il était « volontairement drôle » et « agréablement idiot »
En bref, un film à voir une fois avec des chips (et de la bière si vous aimez la bière

) c'est pas du John Milius je préfère prévenir. même les combats à l'épée sont franchement basique, peu de poses iconiques et ce genre de choses.
d'ailleurs le réalisateur qui a été pris ici était apparemment plutôt inexpérimenté et ça se sent.
Le film respire bien la fantasy des années 80 et le genre de séries B qu'on voyait beaucoup fleurir à l'époque, rien que pour cela, il a malgré tout un certain charme, si on s'intéresse à tout ça d'un point de vue "historien du cinéma"
Le héros :
je trouve qu'il aurait pu faire un bon musclor au cinéma (He-Man) , mais à condition d'avoir un peu plus de charisme
Physiquement pour moi il correspond plus que Dolph Lundgren dans le célèbre film de 1987 de Gary Goddard.

d'autres captures du film (personnages assez secondaires)
évoquons un peu le casting principal : ci-dessous on a Oghris, personnage masculin qui accompagne le héros dans sa quête (c'est lui qui a aussi incarné Jason Voorhees dans le troisième volet de la saga Vendredi 13, pour info)

le méchant du film, le sorcier Munkar, incarné par Bernard Erhard

Parmi les femmes du film nous avons aussi une certaine Codille qui est incarnée par l'actrice, chanteuse et mannequin
Barbie Benton , qui a joué surtout dans des séries télé et des téléfilms,
Comme je l'ai dis, beaucoup de scènes de nudité ou quasi nudité avec des princesses qui se font enlever, des scènes de bain, des scènes de combat heu, dans le boue

on a même une barbare combattante qui perd le haut en plein combat

on se croirait à un moment dans une parodie de red sonja écrite par un gros scénariste pervers qui s'amuserait à lui enlever le haut en plein combat , je ne sais pas où ils ont été chercher leurs idées mais c'est clairement bourré de fan service et pas trop destiné aux amateurs de grand cinéma et de beaux scénario bien subtils, vous me direz, c'est un monde de barbares, de brutes et des temps primitifs, on ne va pas non plus philosopher

Le côté série B est très marqué en tout cas. Heu, inutile de préciser que ce n'est pas un film à conseiller aux féministes (qu'ils soient modernes, néo, ou féministes tout court même de l'ancienne école, je préfère éviter tout malentendu, les femmes dans ce film sont surtout là pour assouvir le plaisir de gros rustres et parfois pas beaux du tout

oubliez le romantisme, la poésie, la subtilité, et quand elles sortent un peu du lot c'est parcequ'elles sont elles-aussi en mode barbaresque découpant de l'ennemi à l'épée

)

Signalons que l'essentiel de l'équipe technique de ce film a été recrutée sur place en Argentine, à l'exception de quelques uns comme le spécialiste chargé des effets spéciaux, John Carl Buechler, plutôt débutant à l'époque mais qui venait déjà de faire sensation sur une autre production du même studio à l'époque : Sorceress (1982) . Le tournage fut malgré tout complexe (jusqu'à 400 figurants), le tout mené par l'inexpérimenté Sbardellatti à qui l'on doit aussi Battle Beyond the stars ou encore Dar l'invincible (the beastmaster) et d'autres. Il y a eu apparemment des mésentantes entre lui et l'équipe productrice qui ont retardé à l'époque la post prod du film, ils ne s'entendaient pas sur le montage et Sbardellatti avait fini par se retirer et apparaitra dans les crédits sous un pseudonyme. Le film (qui sort le 2 septembre 1983) engrangera néanmoins pas mal de recettes , on parle de onze millions de dollars américains, et Corman multiplie sa mise par 11 et le film continuera de trouver son public par la suite à travers les vidéo clubs et autre. Comme je l'ai dis, dans le fond c'est toujours un bon petit nanard à se voir pour la déconne si vous êtes fans de série B de fantasy. un peu comme Barbarians et d'autres films du genre (même si je trouve celui-ci encore en-dessous , heu, désolé si je vous fais peur

) Le plus fou est que malgré tout ça le film aura plusieurs suites, oui oui !!

certains disent que si le film a marqué un peu les esprits malgré les faiblesses de son scénario et de sa réalisation, ce serait de par la présence de l'actrice Lana Clarkson qui incarne la belle barbare blonde (et parfois un peu déshabillée

) qui accompagne le héros (incarné par Rick Hill).

Elle sera d'ailleurs un peu plus tard l'héroine d'une autre production Roger Corman (toujours produite en argentine) : Barbarian Queen qui sortira en 1985.
Bon celui-là, je le note à voir plus tard aussi, on en reparlera sans doute
