Dune est excellent ... Encore un film que le public n'a pas saisi à sa juste valeur, comme après lui Starship Trooper pour ne citer que deux d'entre eux ...
Déjà, Dune est construit autour du réveil du Dormeur, le Kwizak Aderat, je crois (j’ai jamais su le prononcer correctement

), Paul Atréides.
Même si l'acteur peut laisser à désirer, il réussit, avec l'aide de Lynch, parfaitement ce passage transitionnel, et en phase avec le rythme, très déstabilisant, du film : il commence peu sûr de lui, puis se révèle en réveillant et sa combativité, et son ambition, et sa détermination, et bien sûr sa vengeance ... Il a e quelque chose des héros maudits, avec la différence où, à la amnière d'un Néo, il l transcende pour s'élever tout azimut, sans aucuns freins, à la fin, au lieu de tomber en déchéance.
Tout lui réussit dès qu'il a et tout perdu et accepter de remiser sa moralité à peau de chagrin.
En ce sens, là encore, le propos est très linchien : ce héros n'est pas un enfant de cœur, et peut, si on le comprend, rejoindre fièrement le rang des héros badass les plus criants.
Là où Linch est fort, c'est qu'il nous embrouille en nous le montrant tel un justicier pur, alors qu'en même temps, il nous le montre impitoyable dans la bataille, voire tyrannique avec ses propres gens, les fremens.
La plupart des personnages ont un rôle assez difficile à tenir et souvent ambivalents, remplis d'intrigues, et sur ce point Linch s'est bien débrouillé je trouve. Et les personnages ne sont pas si éloignés de ceux des romans, même si évidemment il y a d'énormes différences.
A côté de ces performances, l'esthétisme du film est une réussite, en tout cas pour l'époque. Les vers des sables, mais aussi les engins, tels les moisonneuses, même si l'ornithoptère n'est pas terrible. De plus, les costumes sont magnifiques.
Enfin, l'ambiance du film coupe le souffle, par l'intensité de ces combats, en tout premier lieu l'entraînement de Paul au début, des visions du film, du pliage du temps par la guilde, des yeux bleus de la soeur de Paul, de la fameuse scène de torture, et ce dès le début avec une introduction glamour qui fait immédiatement penser à Blade Runner, Willow ou autres films marqué par la présence d'une bouche de fille immobile en gros plan
Bien sûr, la musique de Dino de Laurentiis est un chef d'oeuvre, comme l'était sa bande pour Conan le barbare auparavant.
C'est de toute manière un
film culte, qu'on l’aime ou non.
Garçon.
il nous faut devenir adultes pour comprendre que les adultes n'existent pas et que nous avons été élevés par des enfants que l'armure de nos rires rendaient faussement invulnérables.(Christian Bobin)