Personnalité
Le
Xénomorphe est une machine à tuer parfaite, de sa naissance à sa mort. Incroyablement agressif, l'
Alien attaque toute forme vivante qui n'est pas de son espèce. Ou alors, quand une
Reine est à proximité, les
Aliens lui amènent le plus d'humains ou autre espèce vivante possibles pour servir d'hôtes. On peut noter qu'ils ne tuent pas pour se nourrir (on ignore ce qu'ils mangent et même s'ils ont besoin de manger, d'ailleurs). Malgré son attitude de fauve, l'
Alien est très rusé, et fait preuve plusieurs fois d'une créativité inattendue. Il peut élaborer des plans d'attaque et des pièges, surtout dans les lieux qu'il connaît. Ils démontrent à plusieurs reprises qu'ils sont conscients de l'existence de leur sang acide, et savent en tirer profit : ainsi, dans
Alien, la Résurrection, deux
Aliens tuent l'un des leurs afin d'utiliser son sang pour dissoudre le sol de leur cellule et s'échapper. De même, dans
Alien Vs Predator, la
Reine n'hésite pas à ordonner à ses propres enfants de la mordre et griffer afin que son sang dissolve les entraves qui la retiennent, permettant ainsi de la libérer. Plus encore, les
Aliens semblent avoir une compréhension relative de la technologie : dans
Aliens, le Retour, ils parviennent à couper le courant d'une station spatiale, installent leur ruche près du réacteur thermique de la base (signifiant que toute arme thermique utilisée sur place risquerait de tout faire exploser, rendant impossible l'usage des fusils), et leur
Reine démontre même la capacité à se servir d'un ascenseur. Également, dans
Alien, la Résurrection, un
Alien s'avère capable de presser le bouton d'un clavier permettant de projeter de l'azote liquide, après avoir vu un humain s'en servir une seule fois. Malgré l’agressivité incontestable des
Aliens, on ne peut pas dire qu'ils soient «méchants» ou «maléfiques» à proprement parler. Ce sont plus des bêtes sauvages. D'après l'androïde
Ash dans
Alien, le Huitième Passager, ils n'éprouvent pas les mêmes émotions que les humains, comme la compassion ou le remords. Ils agissent uniquement par instinct de survie et rien d'autre, se contentant de tout faire pour se reproduire et se propager. On peut aussi supposer qu'ils tuent par peur de l'étranger ; peut-être même qu'ils voient tous ceux qui sont différents d'eux comme des monstres. De ce point de vue, l'
Alien est une sorte d'allégorie de la xénophobie. Dans la bande dessinée crossover
Batman/Alien,
Bruce Wayne, après avoir affronté et étudié les créatures, diagnostique que les
Aliens sont de parfaites machines à tuer, non parce qu'ils sont mauvais, mais simplement parce que c'est leur nature, comme pour les requins ou les crocodiles.
Hal Jordan fait la même constatation dans
Green Lantern vs Aliens. En fait, dans beaucoup des films, le véritable mal réside dans les humains eux-mêmes, car il y en a toujours au moins un désireux de les ramener sur
Terre pour en faire des armes biologiques, sans hésiter parfois à sacrifier ses camarades. Dans
Aliens, le Retour,
Ellen Ripley s'adresse à
Burke avec dégoût lui disant qu'il est pire que ces créatures qui « n'essaient pas de se massacrer entre elles pour tirer le plus gros paquet de fric ».

L'organisation de leur société fait quelque peu penser à certains insectes comme les fourmis : en effet les caractères physiques des individus déterminent leur fonction, ou l'inverse. Il existe ainsi différentes castes d'
Aliens, comme les
Reines, etc. Les
Aliens émettent des grognements mais on suppose souvent qu'ils communiquent par télépathie. Un
Alien peut chasser seul, mais ils n'hésitent jamais à se regrouper en meute. Une énigme à ce comportement : à la fin d'
Alien, le Huitième Passager, lorsque
Ripley rejoint le module de sauvetage du
Nostromo, on aperçoit le
Xénomorphe penché sur le panier de
Jones, le chat, sans qu'il lui fasse quoi que ce soit ; proie trop petite, respect d'un prédateur envers un autre ou bien calcul et réflexion (s'il tue le chat,
Ripley saura qu'il a pris place dans le module) ?