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Mythologie et divinités grecques

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Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. août 06, 2011 11:38 am

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La mythologie grecque, c'est-à-dire l'ensemble organisé des mythes provenant de la Grèce antique, est une mythologie s'étant développé tout au cours d'une très longue période allant de la civilisation mycénienne jusqu'à la domination romaine. La rencontre entre les Grecs et les Romains coïncide avec celle de la mythologie grecque et de la mythologie romaine : la première exerce une forte influence sur la seconde, qui ne s'y réduit pas pour autant. Longtemps après la disparition des religions grecque et romaine, la mythologie grecque est utilisée comme sujet d'inspiration par les artistes, et continue à l'être de nos jours.

La mythologie grecque nous est parvenue grâce à un vaste ensemble de textes dont les plus anciens sont les épopées d'Homère et les poèmes d'Hésiode, principalement la Théogonie, mais aussi par les arts picturaux comme la céramique. L'ensemble de ces sources présente des généalogies et des récits qui forment un système doté d'une cohérence limitée. Les mythes grecs témoignent de la représentation que les anciens Grecs se faisaient du monde.

Néanmoins, le statut de la mythologie grecque est complexe, car la mythologie dépasse le cadre de la religion. Les personnages et les événements mythiques rapportés par la tradition étaient pour les Grecs, du moins dans leurs grandes lignes, des réalités historiques relevant d'un passé lointain, et servaient donc de base de travail aux historiens antiques. Dans le même temps, la mythologie fournit une ample source d'inspiration à la littérature et aux arts grecs antiques.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. oct. 26, 2013 3:42 pm

Mythologie grecque et religion

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La religion grecque était fondée sur des rituels pratiqués en commun, mais ne reposait pas sur un texte sacré ou sur des dogmes, et il n'existait pas non plus de littérature proprement religieuse. Des textes comme la Théogonie d'Hésiode et les épopées d'Homère ne sont donc pas des textes sacrés : ce sont des œuvres littéraires proposant une vision parmi d'autres de la création du monde et des généalogies divines, mais elles ne se proposent pas de dicter ce qu'il faudrait obligatoirement croire. Le lien entre littérature et religion s'établit plutôt par la composition de textes destinés à être déclamés lors de cérémonies religieuses (par exemple les hymnes de Pindare, et, de façon plus indirecte, les textes des tragédies, comédies et drames satyriques, puisque les représentations théâtrales sont liées au culte de Dionysos). Les dieux et héros mythologiques pouvaient être évoqués dans des contextes non immédiatement liés au culte proprement dit. Mais il faut garder à l'esprit que la société grecque antique ne connaît aucune séparation entre un domaine propre à la religion et le reste de la société : au contraire, la religion est présente de manière diffuse dans tous les aspects de la vie sociale et politique.

L'absence de dogme ou de canon religieux n'est bien sûr pas synonyme d'absence de croyance. En Grèce antique, la piété (eusebeia), l'une des principales notions de la religion grecque antique, suppose de révérer les mêmes divinités que l'ensemble de la communauté : en introduire de nouvelles est un acte d'impiété, à moins que la cité ne les accepte officiellement, et il est tout aussi impie d'endommager les représentations des dieux ou leurs propriétés ou de parodier les rituels. Mais dans le même temps, plusieurs cosmogonies et théogonies coexistent sans que cela ne pose de problème (Homère présente dans l’Iliade Océan et Téthys comme le couple primordial, tandis que la Théogonie d'Hésiode place le Chaos, puis Éros et Gaia, aux origines du monde, et qu'une secte comme l'orphisme propose encore une autre interprétation). Et la comédie grecque antique de l'époque classique peut librement représenter dieux et héros sous des traits grotesques en leur prêtant un comportement bouffon.

Toutes les divinités ayant reçu un culte en Grèce antique n'ont pas fait l'objet de récits mythiques. Certaines, comme la déesse Hestia, en sont pratiquement absentes. De même, ni la place d'une divinité ou d'un héros dans la hiérarchie des puissances divines, ni l'abondance des récits qui lui sont consacrés, ne reflètent nécessairement l'importance réelle de son culte : ainsi Asclépios, quoique très inférieur à des divinités telles que son père Apollon, disposait d'un sanctuaire à Épidaure dont la renommée s'étendait à l'ensemble du monde grec. Enfin, alors que la différence de statut entre les dieux et les héros est assez appuyée dans les récits, les cultes rendus à des héros (les cultes héroïques) différaient assez peu, dans leurs modalités, de ceux rendus aux dieux.

Mythologie grecque et littérature


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À l'époque archaïque et encore à l'époque classique, la poésie est le domaine par excellence de l'évocation des mythes : au sein de la société grecque, les poètes restent les voix les mieux autorisées à relater les récits fondateurs de la mythologie. Lorsque l'historien Hérodote évoque les origines de la religion grecque dans son Enquête, c'est vers eux qu'il se tourne : « Quelle est l'origine de chacun de ces dieux ? Ont-ils toujours existé ? Quelles formes avaient-ils ? Voilà ce que les Grecs ignoraient hier encore, pour ainsi dire. Car Hésiode et Homère ont vécu, je pense, quatre cents ans tout au plus avant moi ; or ce sont leurs poèmes qui ont donné aux Grecs la généalogie des dieux et leurs appellations, distingué les fonctions et les honneurs qui appartiennent à chacun, et décrit leurs figures. » Les poètes comme Homère et Hésiode ont donc nettement influencé la représentation que les Grecs se faisaient de leurs dieux et des origines du monde, même s'ils ne remplissaient pas une charge à proprement parler religieuse. Mais les mythes sont présents de manière diffuse dans tous les genres littéraires : ils sont évoqués aussi bien par les dramaturges que par les orateurs, les historiens et les philosophes.

Dès Homère, chaque auteur évoque les mythes selon ses propres critères artistiques, le public auquel il s'adresse et le contexte dans lequel il s'inscrit, avec une très grande liberté d'invention et de remodelage. Dans l’Iliade, le précepteur d'Achille est un humain, Phénix, et non le centaure Chiron comme dans d'autres versions. Lorsqu'au chant XIX Phénix raconte à Achille le mythe de la chasse du sanglier de Calydon, il l'adapte afin de faire de Méléagre, le principal protagoniste de son récit, un anti-modèle victime de son tempérament colérique, afin de montrer à Achille qu'il a tort de persister dans sa propre colère en refusant de revenir au combat. La tragédie grecque représente souvent les héros de manière anachronique, car elle est un moyen pour la cité de réfléchir sur sa société et ses institutions. Ainsi, dans Les Euménides, Eschyle, en relatant la purification d'Oreste après le parricide qu'il a commis, l'utilise pour élaborer un récit étiologique expliquant les origines du tribunal de l'Aréopage athénien.

Mythologie grecque et arts figurés

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Les textes sont loin d'être les seuls vecteurs de la mythologie grecque : celle-ci est également très présente dans les arts figurés tels que la céramique et la sculpture. À toutes les époques, les Grecs vivent entourés de représentations qui s'y rattachent, qu'il s'agisse des monuments et des statues de l'espace public, ou des objets de la vie quotidienne dans leur espace privé. Les représentations figurées mettant en scène des sujets mythologiques ne doivent pas être considérés comme de simples illustrations des textes : bien au contraire, elles adaptent leur sujet au contexte et au public auquel elles se destinent, et inventent souvent des variantes qui ne sont pas attestées par ailleurs dans les textes. Les vases destinés à recevoir le vin, par exemple, représentent eux-mêmes des banquets ou des scènes mythologiques liées à Dionysos, qui ne peuvent être comprises que si on les replace dans ce contexte du banquet grec ; ils mettent volontiers en scène des figures comme les satyres, qui sont assez peu présents par ailleurs dans les textes, mais qui apparaissent très souvent sur les vases dans des scènes typiques. Ainsi les arts figurés disposent eux aussi d'une grande liberté d'innovation ou de réinvention des mythes, et mettent en place leurs propres codes et conventions pour les représenter.

Mythologie grecque et histoire

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En Grèce antique, il n'y a pas de distinction tranchée entre les événements relevant du mythe (qui, pour l'historien contemporain, relèvent de la fiction) et les événements historiques (qui nous paraissent les seuls réels). La chronologie figurant sur la chronique de Paros, une inscription du IIIe siècle av. J.-C., fait se succéder dans une même continuité le règne de Cécrops, le premier roi légendaire d'Athènes, puis le déluge de Deucalion, la guerre de Troie, etc. et des événements historiques comme la bataille de Platées, en indiquant leurs dates dans le comput athénien. Les premiers historiens, les logographes, qui écrivent dès la fin de l'époque archaïque et le début de l'époque classique, comme Acousilaos par exemple, se contentent de rapporter les traditions et les généalogies locales des différentes cités dans le but de les faire connaître, sans en critiquer beaucoup le contenu. Les atthidographes, auteurs d'histoires de l'Attique, prennent davantage de distance et rationalisent parfois les éléments merveilleux des récits.

L'un des premiers historiens à opérer une véritable sélection critique des mythes est Hécatée de Milet, au début du Ve siècle av. J.-C. Il opère un choix parmi ce qu'a transmis la tradition et en donne un exposé systématique, cohérent, en prose, en enlevant les éléments qui lui paraissent invraisemblables : il réduit à vingt le nombre des filles de Danaos, qui en possède cinquante dans la tradition à laquelle il s'oppose, et il fait de Cerbère un simple serpent à la piqûre fatale, mais il conserve certains éléments merveilleux comme les unions entre dieux et mortelles. Hérodote, dans l’Enquête, rapporte les traditions dont il a entendu parler et fait état des différentes versions contradictoires, sans toujours se prononcer sur leur véracité. Mais lui aussi rapporte des versions rationalisées de certains récits : l'enlèvement d'Io qui ouvre l’Enquête, par exemple, est une anecdote historique où il n'y a ni interventions divines ni métamorphose. Thucydide évoque les actions des souverains mythiques tels que Minos, Pélops ou Agamemnon en les ramenant sur le même plan que les réalités historiques de son temps et en ignorant leurs aspects merveilleux, mais, pour lui, ces personnages sont aussi historiques que Périclès.

L'attitude des historiens demeure tout aussi prudente jusqu'à l'époque romaine. Au Ier siècle av. J.-C., Diodore de Sicile fait une plus grande place au légendaire et s'attache plutôt à rapporter les différentes traditions sans prétendre les rationaliser. Au IIe siècle, Plutarque, au début de la Vie de Thésée, l'une des rares Vies parallèles à traiter d'une figure légendaire, compare le passé lointain aux pays lointains arides et inaccessibles évoqués par les géographes, puis déclare : « Je souhaite que la légende, épurée par la raison, se soumette à elle et prenne l'aspect de l'histoire. Mais si parfois, dans son orgueil, elle ne se soucie guère d'être crédible et refuse de s'accorder avec la vraisemblance, je solliciterai l'indulgence des lecteurs, et les prierai d'accueillir de bonne grâce ces vieux récits ». Cette volonté d'épurer le mythe par la raison (le logos) témoigne de l'influence de Platon ; mais la prudence de Plutarque envers les mythes n'est nullement le signe d'une méfiance envers la religion en général, puisqu'il fait preuve d'une foi profonde et exerce un temps la charge de prêtre d'Apollon à Delphes.

De manière générale, les historiens grecs conservent une attitude prudente en face des mythes, qu'il s'agisse d'y croire ou de ne pas y croire. L'historien français Paul Veyne, qui s'intéresse au problème complexe de la croyance dans Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?, rappelle toute la distance qui sépare les historiens antiques de l'histoire telle qu'elle s'élabore par la suite (fondée sur l'étude et la critique des sources) : « Il arrive parfois qu'un historien ancien signale que ses « autorités » présentent des divergences sur quelque point, ou même qu'il déclare renoncer à savoir quelle était la vérité sur ce point, tant les versions diffèrent. Mais ces manifestations d'esprit critique ne constituent pas un appareil de preuves et de variantes, qui sous-tendrait tout son texte, à la manière de l'appareil de références qui couvre le bas de toutes nos pages d'histoire : ce sont uniquement des endroits désespérés ou douteux, des détails suspects. L'historien ancien croit d'abord et ne doute que sur les détails où il ne peut plus croire. »

Mythologie grecque et politique

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À toutes les époques, les mythes sont aussi un enjeu politique. Les orateurs attiques s'y réfèrent et les emploient comme des arguments dans leurs discours, en les choisissant ou en les adaptant selon les circonstances. Dans le Panégyrique, Isocrate évoque le mythe de l'autochtonie des Athéniens pour justifier leur prétention à la supériorité sur les autres cités, et, dans le Philippe, adressé à Philippe II de Macédoine, il rappelle la parenté entre les ancêtres du roi macédonien et les cités grecques pour le convaincre de leur venir en aide. Les inscriptions consignant des décrets d'alliances entre cités témoignent du même genre de recours aux généalogies mythiques comme argument dans les accords diplomatiques entre deux cités.

Mythologie et philosophie

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Dès l'époque archaïque, les philosophes s'écartent parfois beaucoup des récits les plus répandus, beaucoup parce qu'ils proposent leurs propres systèmes, eux-mêmes fortement imprégnés de religion : Pythagore est ainsi, au VIe siècle av. J.-C. le fondateur du pythagorisme. D'autres se montrent plus critiques et à la limite de l'impiété, tel Anaxagore poursuivi en justice à Athènes au Ve siècle av. J.-C. pour avoir affirmé que le soleil était une pierre incandescente. Platon oppose parfois le muthos comme récit mensonger et le discours rationnel (le logos) qui doit guider le philosophe ; mais cette opposition est loin d'être systématique et ne se retrouve pas dans tous ses dialogues. Platon lui-même, dont la pensée s'inscrit par ailleurs dans la continuité de la religion traditionnelle, ne rejette pas le concept de muthos conçu comme récit et ne s'interdit nullement d'y recourir. Loin de supprimer totalement les mythes de son œuvre, il en invente de nouveaux qui font partie intégrante de ses démonstrations philosophiques, et consistent soit en des allégories destinées à mieux faire comprendre une argumentation (comme l'allégorie de la caverne), soit en des récits élaborés sur le modèle des mythes anciens dont ils reprennent les thèmes et les fonctions, et qui permettent de rendre compte de la composante non rationnelle de certains sujets. C'est dans ce contexte que s'inscrivent par exemple le mythe d'Er au livre X de La République et les différents récits du Banquet, dont le mythe de l'androgynie placé dans la bouche d'Aristophane. Platon utilise aussi le mythe à des fins politiques, par exemple en élaborant le mythe de l'Atlantide qui met en scène une Athènes idéalisée, conforme aux vœux politiques de Platon, luttant victorieusement contre une Atlantide qui incarne tout ce que Platon réprouve dans la thalassocratie athénienne de son temps.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar phoenlx » sam. oct. 26, 2013 3:43 pm

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Je poste une émission en deux parties à propos de la mythologie grecque avec des informations intéressantes sur le panthéon, les dieux de l'Olympe, les récits d'Homère, d'Hésiode ( la Théogonie ) ; Je pense que ça intéressera des gens ici ( notamment les fans de saint seiya férus de mythologie ^^ ) Les vidéos contiennent aussi des passages avec des comédiens costumés qui font revivre des personnages antiques, les commentaires sont intéressants et reviennent aussi sur tout l'apport de la civilisation grecque, comment les grecs étaient impliqués dans leurs religions, comment les mythes ont été transmis jusqu'à nous, comment ils ont évolué au fil de l'Histoire ...

Partie 1


Partie 2
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. oct. 26, 2013 3:44 pm

C'était l'intro, suite la semaine prochaine...

Edit, le message de phoenIx provient d'un autre topic sur les mythes grecs, je l'intègre à ce topic général.
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Menace » sam. oct. 26, 2013 4:56 pm

Nova a écrit : La rencontre entre les Grecs et les Romains coïncide avec celle de la mythologie grecque et de la mythologie romaine : la première exerce une forte influence sur la seconde, qui ne s'y réduit pas pour autant.


C'est d'ailleurs assez difficile de distinguer ce qui fut proprement romain, l'influence grecque en Italie datant d'avant les premiers textes latins. Par ailleurs, comme les mythes romains les plus anciens parlent plus d'exemples moraux et historiques que vraiment des dieux.

Et la comédie grecque antique de l'époque classique peut librement représenter dieux et héros sous des traits grotesques en leur prêtant un comportement bouffon.


Homère ne se gène pas non plus. C'est fortement lié à la conception grecque ce qu'est un "dieu".
Les Francs, peuples fameux, réunis en corps de nation par la main de Dieu, puissants dans les combats, sages dans les conseils, fidèles observateurs de la foi des traités, distingués par la noblesse de la stature...

Préambule à la loi Salique, Ve siècle

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » ven. nov. 01, 2013 9:22 pm

Cosmogonies : la création du monde dans la mythologie grecque

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La cosmogonie (du grec cosmo- « monde » et gon- « en­gendrer ») est définie comme un système de la formation de l'Univers. Elle se distingue de la cosmologie, qui est la « science des lois générales par lesquelles le monde physique est gouverné ».

Des récits oraux de cosmogonie fondent presque toutes les religions et sociétés traditionnelles, mais de nombreux traités sur les origines possibles de l'Univers ont aussi été écrits par des philosophes ou des penseurs scientifiques (ex : Cosmogonie d'Hésiode, Cosmogonie de Buffon). Des milliers de légendes de création du monde et de récits cosmogoniques traditionnels relatifs aux origines du monde, des dieux ou des institutions, appartiennent à la catégorie des mythes fondateurs. Les figures idéales et les modèles intemporels y ont donc une place importante. La variété des récits de création du monde, à travers leurs théories des origines, semble aussi exprimer le besoin immuable de décrire et peut-être justifier les transformations radicales du monde observable, de la Terre et de la société humaine. L'historien roumain Mircea Eliade voit dans la cosmogonie « le modèle exemplaire de toute manière de faire » ; une sorte de modèle archétypal de la création, l'Univers étant le « chef-d'œuvre » d'un ou plusieurs créateurs offert comme modèle aux hommes.

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Les Grecs connaissaient plusieurs cosmogonies, c'est-à-dire des récits relatant la naissance et la mise en ordre progressive du Cosmos, le monde organisé. Celle que nous connaissons le mieux, car elle nous est parvenue en entier, est celle que compose Hésiode dans la Théogonie et selon laquelle existe (ou apparaît) d'abord Chaos, un tout incommensurable au sein duquel les éléments constituant le monde actuel étaient mélangés. Quatre entités s'en séparèrent : Gaïa (la Terre), Éros (le Désir amoureux vu comme force créatrice primordiale), Érèbe (les Ténèbres des Enfers) et Nyx (la Nuit). Gaïa engendra Ouranos (le Ciel) (le premier principe fécondateur mâle, pour les Anciens, le Ciel fécondait la Terre par ses pluies, comparables à une semence, et des étreintes entre Gaïa et Ouranos naquirent les Titans, dont Cronos, les trois Cyclopes et les Hécatonchires, Géants à cent bras), Pontos (le Flot marin) et d'autres divinités tandis que le Chaos en engendre d'autres, les différentes lignées donnant peu à peu naissance, au fil des générations, à toutes les divinités incarnant les aspects fondamentaux de la nature (Hélios, Séléné), aux divinités souveraines (Zeus), mais aussi à des êtres monstrueux qui sont ensuite éliminés ou enfermés par les dieux ou les héros (la plupart des enfants de Nyx, mais aussi Typhée et sa progéniture).

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Mais nous connaissons aussi l'existence d'autres cosmogonies. Au chant XIV de l’Iliade, Héra feint de rendre visite à Océan et Téthys, qu'elle qualifie de « père et mère des dieux », ce qui peut constituer une allusion à une cosmogonie différente où Océan et Téthys seraient les deux divinités originelles. L'orphisme, courant religieux qui se plaçait à l'écart des pratiques traditionnelles du culte et se plaçait sous le patronage du poète mythique Orphée, a développé, au moins à partir de l'époque classique, plusieurs cosmogonies propres à son système de pensée. Nous n'en avons qu'une connaissance lacunaire, mais nous savons qu'elles plaçaient à l'origine du monde la Nuit ou le Temps, qui engendre un œuf qui donne à son tour naissance à Phanès ou bien à Éros. L'orphisme accorde également une place beaucoup plus grande à Dionysos, qui est mis à mort, cuit et mangé par les Titans avant d'être ressuscité. On attribuait aussi une cosmogonie à Musée, un autre poète mythique souvent associé à Orphée. À l'époque archaïque, plusieurs poètes, comme le Crétois Épiménide, le Lacédémonien Alcman ou l'Argien Acousilaos, ainsi que des philosophes présocratiques comme Phérécyde de Syros, composent d'autres cosmogonies.

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Les trois filles et les trois fils de Cronos, Zeus, Poséidon et Hadès forment la lignée directe des « grands Olympiens ». En seconde génération, seuls quatre enfants « légitimes » de Zeus sont majoritairement admis : les fils d'Héra, Héphaïstos et Arès, et les jumeaux de Léto : Apollon et Artémis. Les trois derniers, Aphrodite, Dionysos et Athéna, ont en commun des naissances difficiles à établir, étant donné les divergences chez les auteurs. Ils ont été incorporés à la théogonie grecque mais leur origine lointaine est sans nul doute tirée de traditions étrangères au monde hellénique. Seule la portée incontournable de leur symbolisme les a fait se rattacher aux grands Olympiens. Athéna est d’abord la divinité antique protectrice de la cité éponyme. Dionysos, dieu thrace ou phrygien, avait légué un culte orgiastique très populaire quoique peu apprécié des aristocraties grecques. Aphrodite est une ancienne divinité érotique originaire du Proche-Orient dont la célébration fut transmise par les populations de Chypre et de Cythère.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar SauronGorthaur » ven. nov. 01, 2013 9:26 pm

j"aime bien ce schéma :super:

Morgoth Bauglir
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Morgoth Bauglir » ven. nov. 01, 2013 9:34 pm

Si vous voulez en savoir plus sur Eros, lisez le Banquet de Platon.
« Vous êtes comme tous les Français, vous n'avez pas lu Tolkien !
Il n'y a que vous autres qui ne l'ayez pas encore lu. »

Louis LAMBERT, Prélude à l'Apocalypse, p. 118 (cit. par Michaël Devaux dans La Feuille de la Compagnie n° 2, p. 85)

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. nov. 09, 2013 4:31 pm

Chaos

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Dans la mythologie grecque, Chaos (en grec ancien Χαος / Khaos, littéralement « Faille, Béance », du verbe χαινω / kainô, « béer, être grand ouvert ») est l'élément primordial de la théogonie hésiodique. Il désigne une profondeur béante.

Théogonie

Selon la Théogonie d’Hésiode, il précède non seulement l’origine du monde, mais celle des dieux. Chaos précède ainsi Gaïa (la Terre), l’Érèbe (les Ténèbres souterraines) et Nyx (la Nuit). Dans la phase suivante de la Création, Gaïa devait donner naissance Ouranos (le Ciel) et à Pontos (les Flots).

L'antique tradition rapportée par Hésiode dans sa Théogonie énonce une autre généalogie : Chaos engendre tout d'abord Gaïa, Tartare (Abîme insondable) et Éros (Désir). C'est ensuite qu'Érèbe et Nyx émergent de Chaos, et plus tard encore que naîtront l'Éther et la Lumière du Jour, fruits des amours de la Nuit et des Ténèbres.

« Donc, au commencement, fut Chaos, et puis la Terre au vaste sein, siège inébranlable de tous les immortels qui habitent les sommets du neigeux Olympe, et le Tartare sombre dans les profondeurs de la vaste terre, et puis Amour, le plus beau des immortels, qui baigne de sa langueur et les dieux et les hommes, dompte les cœurs et triomphe des plus sages vouloirs. De Chaos naquirent l'Érèbe et la sombre Nuit. De la Nuit, l’Éther et le Jour naquirent, fruits des amours avec l’Érèbe. À son tour, Gaïa engendra d’abord son égal en grandeur, le Ciel étoilé qui devait la couvrir de sa voûte étoilée et servir de demeure éternelle aux Dieux bienheureux. Puis elle engendra les hautes Montagnes, retraites des divines nymphes cachées dans leurs vallées heureuses. Sans l’aide d'Amour, elle produisit la Mer au sein stérile, aux flots furieux qui s’agitent. »

Dès le début de son récit, Hésiode énumère des divinités correspondant à chaque élément que l’homme rencontre. Il commence par les éléments primordiaux : la Terre, le Ciel étoilé, les hautes Montagnes, la Mer.

Caractéristiques

Si Hésiode ne s'entend pas sur la nature de Chaos, le poète latin Ovide en fait dans ses Métamorphoses une « masse informe et confuse qui n'étaient encore rien que poids inerte, amas en un même tout de germes disparates des éléments des choses, sans lien entre eux. ». Ovide dans ses Métamorphoses donna au Chaos la signification en usage jusqu'à ce jour, en le décrivant comme une masse grossière inorganisée et informe. Le Chaos se caractérise dès lors par deux éléments principaux :

- le gouffre sans fond où l'on fait une chute sans fin : la Terre apparaît ensuite, offrant une assise stable, qui s'oppose radicalement au Chaos ;
- le milieu sans orientation possible où l'on chute dans tous les sens.

Selon Ovide, le dieu romain Janus disait de lui-même : « Les Anciens m'ont appelé Chaos. »

Autres conceptions

De nombreux philosophes ont vu dans le vide primordial le fondement de toute existence. Héraclite tenait le feu pour l'élément premier, alors que l'orphisme supposait à la naissance de l'univers une force créatrice, incarnée par Éros et Aphrodite, les divinités du Désir et de l'Amour. On doit à Aristote le concept de prima materia (substance à la base de la nature), cher aux futurs alchimistes.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. nov. 16, 2013 4:21 pm

Gaïa

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Dans la mythologie grecque, Gaïa (du grec ancien : Γαῖα / Gaîa ou Γαῖη / Gaîê), ou (du grec ancien : Γῆ / Gễ, « terre »), est une déesse primordiale identifiée à la « Déesse mère ». Elle est l'ancêtre maternelle des races divines, mais enfante aussi de nombreuses créatures. Elle apparaît en outre comme une divinité téllurique que l'on invoquait et à laquelle on sacrifiait des victimes de couleur claire en même temps qu'aux autres puissances infernales, telles qu'Hadès, Perséphone, Hécate ou celles de la Nuit.

Mythe

Elle est largement évoquée dans la Théogonie d'Hésiode : au commencement est le Chaos, une profonde crevasse, suivie par Gaïa et Éros (l'Amour). Gaïa donne naissance dans un premier temps (sans intervention mâle) à Ouranos (le Ciel), Pontos (le Flot marin) et à Ouréa (les Montagnes et les Monts). Unie à Ouranos, elle donne ensuite naissance aux Titans et Titanides (divinités de très grande taille), ainsi qu'aux Cyclopes (bâtisseurs de murs colossaux, n'ayant qu'un œil au milieu du front) et aux Hécatonchires (monstres possédant 50 têtes et 100 bras). Ouranos obligeait Gaïa à garder leurs enfants en son ventre, sinon il les jetait dans le Tartare, une prison des Enfers. Le dernier des Titans (Cronos), finit par émasculer son père à l'aide d'une faucille d'airain que lui a fourni sa mère. Le sang d'Ouranos féconde alors Gaïa, laquelle enfante les Érinyes, les Géants, les nymphes méliennes, puis Aphrodite dans certaines versions. Fécondée ensuite par son fils Pontos, elle engendre les divinités marines primordiales : Nérée (qu'Hésiode, dans sa Théogonie, v. 233/234, fait plutôt naitre du seul Pontos), puis Thaumas, Phorcys, Céto et Eurybie. Avec Tartare, elle donne naissance à Typhon et, selon le pseudo-Apollodore, à Echidna. Plusieurs autres maternités lui sont également attribuées.

Descendance

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Les principaux enfants cités par les traditions posthésiodiques sont :

- le Géant Antée (par Poséidon ; pseudo-Apollodore, 2.115) ;
- Aristée (par Ouranos, Lyriques grecs IV — Bacchylide fr. 45) ;
- le monstre marin Charybde (par Poséidon Scholiaste à l'Odyssée) ;
- Manès (par Zeus ; Denys d'Halicarnasse, I, 27) ;
- les trois Hécatonchires (par Ouranos : Cottos, Gygès et Égéon) ;
- les trois Moires (par Ouranos ; Fragments orphiques, ou par Océan ; Lycophron Alexandra 144, Athénée Deipnosophistes 15) ;
- les trois ou quatre Muses primitives (par Ouranos ; Alcman fr. 67 ; Mimnerme fr. 13 ; Praxilla fr. 3) ;
- le dieu Pan (sources diverses) ;
- le dieu-satyre Silène (par le sang d'Ouranos ; Nonnos, Dionysiaques) ;
- le dieu agreste Triptolème (par Océan ; pseudo-Apollodore 1.32, Pausanias 1.14.3).

On lui reconnaissait en outre la maternité parthénogénétique de lointains héros fondateurs ou premiers hommes, tels que :

- Pélasgos (Lyriques grecs V, fragment anonyme) ;
- Alalcoménée (Lyriques grecs, fragment anonyme) ;
- les Athéniens Cécrops (sources diverses) ;
- Érichthonios (Iliade, pseudo-Apollodore 3.188, Callimaque, Fragment 260).

Et aussi des peuples mythiques entiers :

- les Phéaciens (fragment d'Alcée) ;
- les Centaures cypriotes (Nonnos, Dionysiaques) ;
- les Hyperboréens ;
- les Libyens ;
- les Lestrygons de l'Odyssée ;
- les Pygmées ;
- les Cabires (sources diverses).

Assimilations

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La Terre-Mère des anciens est presque toujours désignée sous les noms de Gaïa ou en Grèce, de Tellus ou de Terra-Mater chez les Romains, tous considérés comme des traductions littérales du mot « Terre ». Mais au gré des traditions tardives, elle se confond, notamment chez les poètes, avec d'autres puissances fécondatrices, telles la déesse-mère phrygienne Cybèle (plus fréquemment assimilée à la Rhéa grecque) ou la déesse du foyer Hestia ou Vesta (notamment dans les Fastes du poète latin Ovide). Eschyle considère pour sa part qu'elle ne fait qu'une avec Thémis (Prométhée enchaîné) et les traditions orphiques la désignent volontiers sous le vocable de Chthon en tant que puissance infernale (divers orphiques).

Dans la tradition gnostique au sens le plus élargi, la Terre-Mère est formée de l'Éon Achamoth (ou Sophia-Terrestre, la sagesse), rejetée du Plérôme où l'engendra à elle seule l'Éon Sophia du Dodécade (sans appoint de son pendant mâle, Thélêtos (ou Christos) la volonté). Elle erre ainsi, disséminant à travers le Kérôme, et ne faisant bientôt plus qu'un tout avec le plan terrestre.

Gaïa est également assimilée au dieu de la Terre égyptien Geb.

Interprétation

En tant que divinité première, Gaïa est, d'une certaine manière, la gardienne du pouvoir divin : c'est elle qui provoque la rébellion de Cronos contre Ouranos et celle de son petit-fils Zeus contre Cronos, en une certaine quête du souverain parfait ; mais elle dresse aussi ses fils monstrueux, les Géants et Typhon, contre Zeus, mutineries vouées à l'échec. De cette façon, les Grecs ont voulu sans doute représenter les deux aspects de la nature : capable de créer la beauté harmonieuse, mais également capable de faire resurgir le chaos originel. Elle est aussi la première divinité qui pouvait prédire l'avenir, notamment à Delphes, où elle sera finalement remplacée par Thémis puis Phœbé (Eschyle, les Euménides, 1 et suiv.) puis par Apollon. Mais d'autres traditions affirment qu'elle a été remplacée directement par Apollon après que celui-ci eut percé de ses flèches le dragon Python, gardien du sanctuaire de Gaïa (Hymne homérique à Apollon), né de cette dernière et du dieu-fleuve Nil juste après le déluge (Ovide, Métamorphoses, 1).

Lovelock et l'hypothèse Gaïa

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Pour illustrer sa théorie — appelée hypothèse Gaïa —, l'écologiste anglais James Lovelock utilise, dès 1970, le nom et l'image de la déesse mère Gaïa, personnifiant « la Terre comme un être vivant » (titre de son ouvrage fondateur). Selon lui, la Terre est un système intelligent, s'autorégulant, et voulant permettre le développement de la Vie, objectif permis au moyen des lois gaïennes. À sa suite, des courants du New Age revendiquent la notion et développent des théories Gaïa (voir ce topic).

Hommage

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Gaïa est l'une des 1 038 femmes dont le nom figure sur l’œuvre contemporaine The Dinner Party de Judy Chicago. Elle y est associée à la Déesse primordiale, première convive de l'aile I de la table.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar phoenlx » sam. nov. 16, 2013 4:31 pm

excellent :super: Tiens je met une redirection vers la théorie Gaïa puisque tu en parles un peu : http://www.les-ailes-immortelles.net/fo ... =85&t=4284
Qu'importe la destination c'est le voyage qui compte
Notre histoire deviendra légende

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. nov. 16, 2013 4:45 pm

Je suis plongé dans la lecture de ce topic, je devrais le remonter dans la soirée. :super:
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. nov. 16, 2013 4:49 pm

Tartare

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Tartare est une divinité primordiale grecque assez particulière, puisqu'elle est personnalisée sous la forme d'un lieu. Créé par Chaos, il s'agit d'une région aride, brumeuse, sans vie et monotone avec parfois des étangs glacés, des lacs de soufre ou de poix bouillante. Entouré par des fleuves aux eaux boueuses, des marécages à l’odeur nauséabonde formant un rempart pour que nulle âme n’échappe à sa peine, il se situe sous terre. Sa distance jusqu’à la surface est égale à celle qui sépare les cieux de la surface. Il soutient en outre les fondements des terres et des mers. Dans cette vaste région s'élève également le palais d’Hadès, Dieu des Enfers, pourvu de nombreuses portes et peuplé d’autels innombrables. A l'entrée du Tartare se trouve une porte de fer et au seuil de bronze, où l’on expie ses fautes. Au-delà de cette porte sont enfermés les plus grands criminels. Le Tartare s'apparente donc à une énorme prison.

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Plus précisemment, le Tartare appartient aux Enfers et en serait l'endroit le plus profond. Outre les plus grands criminels, il a également emprisonné les Titans et les Hécatonchire. Le Tartare est protégé par un triple rempart d’airain autour duquel coule le fleuve de feu Phlégéthon et est bouclée par une porte en fer fabriquée par Poséidon. A l'intérieur, les criminels y subissent des châtiments éternels. En celà, les simples mortels, aussi mauvais soient-ils, ne se retrouvent jamais au Tartare, uniquement réservé aux personnages et divinités puissantes.



Campé est la gardienne du Tartare, nommée par Cronos après que celui-ci y ait enfermé les Cyclopes et les Hécatonchires. Elle est tué par Zeus lorsque celui-ci les libère pour l'aider à lutter contre Cronos durant la Titanomachie. Selon d'autres sources, elle aurait été tué par Dionysos. Celui-ci la décrivit alors comme "un monstre hybride, avec un corps de femme recouvert d'écailles sur le bas, une chevelure hérissée de serpents venimeux et un scorpion se déplaçant sur ses épaules".

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. nov. 23, 2013 3:30 pm

Eros

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Éros (en grec ancien Ἔρως / Érôs) est le dieu de l’Amour et de la puissance créatrice dans la mythologie grecque. Le mot érotisme provient de Éros.

Théogonie

Dans la Théogonie d’Hésiode (VIIIe siècle av. J.-C.), Éros constitue, avec Chaos et Gaïa une des trois divinités primordiales. C'est le seul des trois qui n'engendre pas, mais il permet à Chaos et Gaïa de le faire. Il est beau, immortel, « dompte l'intelligence et la sagesse ». L'historien français Jean-Pierre Vernant le présente comme le principe qui « rend manifeste la dualité, la multiplicité incluse dans l'unité ».

Cependant, Jean-Pierre Vernant affirme qu'il existe deux Éros. Le premier, l'Éros primordial, est présent depuis la nuit des temps et représente l'union non sexuée. L'Éros sexué naît quant à lui de la castration du diue Ouranos par le son fils le Titan Cronos. Cronos a en effet lancé le sexe de son père à la mer et de là naît Aphrodite, Himéros et l'Éros sexué à l'origine de l'union entre les mâles et les femelles.

Dans la théogonie des Rhapsodies, qui est la théologie orphique, Éros est à l'origine de la création. Il nait de l'œuf cosmique issu de l'union de l'Éther et du Chaos. À la fois mâle et femelle, il a de nombreuses têtes d'animaux. Il engendre Nyx (la Nuit) et le monstre Échidna. Il est nommé Phanès, mais aussi Protogonos, Èrikèpaios et Métis. Dans l'orphisme, Phanès est assimilé à Dionysos-Zagreus et Zeus le dévore et devient ainsi le Dieu souverain.

Dans la comédie Les Oiseaux d’Aristophane (450 - 385 av. J.-C.), Éros naît de l'œuf, issu de la Nuit aux ailes noires. Il a deux ailes d'or et engendre, avec Chaos «ailé et ténébreux», la race des oiseaux, avant même celle des Immortels.

Dans Le Banquet de Platon (427 - 348 av. J.-C.), Éros est présenté différemment en fonction des personnages du dialogue. Pour Phèdre, Éros est une divinité primordiale, « celui qui fait le plus de bien aux hommes », « il inspire de l'audace », « est le plus ancien, le plus auguste, et le plus capable de rendre l’homme vertueux et heureux durant sa vie et après sa mort ». Pausanias fait la distinction entre deux amours et relations sexuelles. Comme il y a deux Aphrodite, l'Aphrodite céleste, plus âgée, née d'Ouranos, et l'Aphrodite née du mâle et de la femelle, Zeus et Dioné, plus jeune et appelée Aphrodite triviale ou populaire ; il y a deux Éros, un Éros populaire, « c’est l’amour qui règne parmi les gens du commun. Ils aiment sans choix, non moins les femmes que les jeunes gens, plutôt le corps que l’âme », « ils n’aspirent qu’à la jouissance ; pourvu qu’ils y parviennent, peu leur importe par quels moyens », et un Éros fidèle, qui « ne recherche que les jeunes gens », qui n'aime que le sexe masculin, « naturellement plus fort et plus intelligent ». Suit un éloge de l'amour vertueux, fidèle, non attaché au corps. Faisant parler Éryximaque, Platon approuve la distinction des deux Éros faite par Pausanias et la complète : l'Éros ne réside pas seulement dans l'âme mais aussi dans la beauté, « dans les corps de tous les animaux, dans les productions de la terre, en un mot, dans tous les êtres ». L'Éros légitime et céleste est celui de la muse Uranie. « Mais pour celui de Polymnie, qui est l'Éros vulgaire, on ne doit le favoriser qu’avec une grande réserve, en sorte que l’agrément qu’il procure ne puisse jamais porter au dérèglement ».

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Le poête Aristophane parle de la puissance de l'Éros et du mythe de l'androgyne (il y a trois sexes originels : le masculin, produit par le soleil, le féminin par la terre et l'androgyne, celui qui est composé des deux autres, par la lune). Éros est la force qui pousse les moitiés les unes vers les autres après leurs séparations par les Dieux. Celle, homme, qui s'unit à une moitié femme devient féconde, celle qui s'unit à une moitié homme n'accouche que de choses de l'esprit. « Les hommes qui proviennent de la séparation des hommes primitifs recherchent le sexe masculin », de sorte que la sympathie, l’amitié et l'amour les saisissent l'un l'autre, et de façon à ne plus former qu’un seul être avec lui, « bonheur qui n’arrive aujourd’hui qu’à très peu de gens ». Agathon le présente comme le plus beau et le plus jeune des Dieux, n'en déplaise à Hésiode et Parménide. C'est un Dieu délicat qui « marche et se repose sur les choses les plus tendres » et « s'éloigne des cœurs durs ». Il est formé d'une essence subtile — c'est la grâce qui le distingue —, ne peut recevoir aucune offense, est de la plus grande tempérance. C'est le plus fort des Dieux, plus fort qu'Arès même. Il est très habile car il rend poète celui qui est inspiré de lui.

Pour Socrate, Éros est amour de quelque chose : c'est l'amour de la beauté. Comme tous les démons, c'est un intermédiaire entre les hommes et les Dieux, entre la condition de mortel et celle d’immortel. Il apporte « au ciel les prières et les sacrifices des hommes » et rapporte « aux hommes les ordres des dieux et la rémunération des sacrifices qu’ils leur ont offerts ».

On voit qu'Éros, s'il change d'aspect chaque fois que c'est à un autre convive du Banquet de faire son éloge, se met à ressembler à Socrate lui-même quand c'est Socrate qui parle : ce sont deux va-nu pieds, chasseurs de beautés ; Socrate, quand il décrit Éros, serait comme tenté à plusieurs reprises par l'autoportrait.

Dans des traditions plus récentes (à partir du VIe siècle av. J.-C.), Éros passe pour le fils né sans père de la déesse des Naissances Ilithyie, ou selon la plupart des auteurs pour celui d'Aphrodite par Arès, voire, mais plus rarement, d'Aphrodite par Zeus, Hermès, Héphaïstos ou même encore par Ouranos. En tant que fils d'Aphrodite et d'Arès, il a pour frère jumeau ou cadet Antéros, dieu de l'amour mutuel, et pour sœur Harmonie.

Culte

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Il est honoré en Grèce antique spécialement comme le dieu de la pédérastie. Les Spartiates et les Crétois lui sacrifient avant une bataille, le bataillon sacré de Thèbes lui est consacré, et Athènes l'honore comme le dieu libérateur de la cité en l'honneur d'Harmodios et d'Aristogiton, les tyrannoctones. Son sanctuaire principal est situé à Thespies.

Représentations artistiques

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À l'origine, Éros est représenté comme un être androgyne. La figure du jeune homme ailé apparaît à la fin du VIe siècle av. J.-C. sur des vases attiques à figures rouges. Il n'est alors que rarement associé à Aphrodite et apparaît souvent sous de multiples instances ; parfois, l'un des Amours est nommé Himéros ou Pothos (Désir).

Sa représentation devient très populaire à partir de 490 av. J.-C. On le voit alors sur les vases, la lyre ou avec un lièvre — cadeau pédérastique par excellence — à la main, ou encore poursuivant un garçon. Par la suite, il est plus fréquemment associé avec Aphrodite et le monde des femmes, notamment sur les vases nuptiaux comme les lébétès gamikoi, les loutrophores ou encore les lékanis. Au reste, on recourt au blanc pour le représenter, de même que pour le corps des femmes. L'arc et le carquois sont des attributs habituels à partir du IVe siècle av. J.-C. L'exemple le plus célèbre est sans doute la statue d’Éros bandant son arc, type attribué au sculpteur Lysippe.

À partir de l'époque hellénistique, le type de l'Éros-enfant apparaît concurremment à celui de l'Éros-éphèbe. Dès cette époque, Éros perd sa signification religieuse pour devenir ornemental. À partir de la Renaissance, sa représentation est assimilée à celle des anges pour parvenir au type du putto.

Son avatar romain, Cupidon, est souvent représenté sous les traits d'un jeune enfant espiègle, joufflu, avec deux petites ailes dans le dos et portant un arc, qui lui sert à décocher des flèches d'amour.

On peut voir une statue supposée (à tort) le représenter sur la place Piccadilly Circus à Londres.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Morgoth Bauglir » sam. nov. 23, 2013 3:32 pm

C'est marrant car tout ça je l'ai vu il y a un mois en cours :).
« Vous êtes comme tous les Français, vous n'avez pas lu Tolkien !
Il n'y a que vous autres qui ne l'ayez pas encore lu. »

Louis LAMBERT, Prélude à l'Apocalypse, p. 118 (cit. par Michaël Devaux dans La Feuille de la Compagnie n° 2, p. 85)

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. nov. 23, 2013 3:34 pm

Tu étudies toute la mythologie grecque cette année ?
"La responsabilité d'un auteur est-elle de raconter des histoires moralement justes ? De faire plaisir aux fans ? Rien de tout ça. L'auteur n'a qu'une seule responsabilité : raconter des histoires qui lui ressemblent et auxquelles il croit." Story, Robert McKee
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Morgoth Bauglir » sam. nov. 23, 2013 4:27 pm

Ce serait bien trop long de faire toute la mythologie. Nos cours de mythologie sont centrés sur des sujets précis, par exemple en ce moment nous traitons d'Athéna, mais il y a tellement de choses à dire sur cette déesse extrêmement complexe (comme peut-elle être à la fois déesse de la guerre et déesse de l'intelligence ?). Pour l'étudier, on utilise le fond indo-européen mythologique, ce qui permet d'éclairer certains point obscurs de ce personnage.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. nov. 23, 2013 4:51 pm

Nyx et Erèbe

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Dans la mythologie grecque, Nyx (en grec ancien Νύξ / Nýx, en latin Nox) est la déesse de la Nuit personnifiée. Selon la Théogonie d'Hésiode, elle et son frère Érèbe (les Ténèbres) sont les premières divinités issues du Chaos primordial. Sa demeure se trouve au-delà du pays d'Atlas, à l'extrême ouest.

Érèbe (en grec ancien Ἔρεϐος / Erebos, en latin Erebus) est une divinité infernale née du Chaos, personnifiant les Ténèbres, l'Obscurité des Enfers. Il est le frère et époux de Nyx (la Nuit), dont il a engendré Éther (le Ciel supérieur) et Héméra (le Jour). Il est décrit dans la Théogonie d'Hésiode.

Il est métamorphosé en fleuve pour avoir secouru les Titans, et donne ainsi son nom à une région des Enfers où passent les âmes des défunts, située entre le monde des vivants et l'Hadès.



Descendance de Nyx

Nyx engendre avec Érèbe :

- Éther, la partie la plus brillante de la haute atmosphère ;
- Héméra, le Jour ;
- Epiphron, la Prudence ;
- Eleos, la pitié et la compassion.

Puis seule :

- Moïra, la Destinée ;
- Charon, le Nocher des Enfers ;
- Géras, la Vieillesse ;
- Philotès, l'Amour sexuel ;
- Momos, le Sarcasme ;
- Apaté, la Tromperie ;
- Dolos, la Ruse ;
- Moros, le Sort ;
- Oizès, la Misère ;
- Hypnos, le Sommeil, et les mille Oneiroi (les Songes) dont l'un des plus célèbres est Morphée ;
- Thanatos, la Mort ;

Selon d'autres sources elle serait aussi la mère :

- des Hespérides, gardiennes des pommes d'or ;
- des terribles Moires, tisseuses du destin des hommes et des dieux ;
- de Némésis, la Vengeance et la Justice Divine ;
- des Érinyes, divinités persécutrices ;
- des Kères, les Esprits des morts violentes ;
- d'Éris, la Discorde ;
- de Lyssa, la Colère ;
- d'Hécate, la déesse de la sorcellerie ;
- du Styx, un autre fleuve des Enfers.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar phoenlx » sam. nov. 30, 2013 3:21 pm

Faudrait que je lise un peu ce topic, tu as suivi quel plan thématique en gros ? Qu'est-ce qui te pousse à parler par exemple d'Erèbe maintenant ? Il y a un ordre précis dans tes posts ou c'est un peu comme ça vient ?
Pour l'instant ça a l'air très intéressant

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. nov. 30, 2013 3:34 pm

Erèbe est une des toutes premières divinités, si je n'en parle pas maintenant, il sera trop tard.
"La responsabilité d'un auteur est-elle de raconter des histoires moralement justes ? De faire plaisir aux fans ? Rien de tout ça. L'auteur n'a qu'une seule responsabilité : raconter des histoires qui lui ressemblent et auxquelles il croit." Story, Robert McKee
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar SauronGorthaur » sam. nov. 30, 2013 3:44 pm

oui c'est davantage chronologique son principe de postage :lol:

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar phoenlx » sam. déc. 07, 2013 3:15 pm

Oui je vois , tu attaques par la cosmogonie c'est pas mal

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. déc. 07, 2013 3:17 pm

Pontos et Thalassa

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Dans la mythologie grecque, Pontos (en grec ancien Πόντος / Póntos, « le flot »), fils de Gaïa (la Terre) qu'elle engendra à partir d'elle même ou selon l'auteur latin Hygin, de Gaïa et d'Æther (ou Ouranos), est une divinité primitive, personnification mâle de la Mer. Il possède chez la plupart des auteurs un pendant féminin en la personne de Thalassa, la Mer féconde, bien que cette dernière soit totalement inconnue d'Hésiode. Uni à sa mère, il engendre plusieurs divinités marines primordiales :

- Néréele vieillard ») ;
- Thaumas le merveilleux ») ;
- Phorcysle valeureux ») ;
- Cétola bête marine ») ;
- Eurybiela vaste violence »).

Voir à partir de ce paragraphe pour plus d'approfondissements sur les divinités marines primordiales.

Le poête grecque Bacchylide cite aussi les Telchines, divinités rattachées à l'île grecque de Rhodes, tandis qu'Hygin raconte que de Pontos et de Thalassa naissent les diverses races de poissons.

Pontos dans Saint Seiya, l'Episode G

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Dans le manga dérivé de Saint Seiya, l'Episode G, Pontos est responsable de la résurrection des Titans mais il semble cacher d'autres motifs. Dans le volume 10, on le voit en présence de sa "maîtresse", Gaïa. La divinité de la Terre semble prisonnière d'une eau glaciale et il est dit que les Chevaliers d'Or la ramèneront dans ce monde. On apprend par la suite qu'il est aidé par Prométhée, le fils de Japet et de Thémis, et que son véritable plan est de faire revenir Gaïa a la vie pour qu'elle règne sur le monde.

Thalassa

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Dans la mythologie grecque, Thalassa ou Thalatta (en grec ancien Θάλασσα / Thálassa ou Θάλαττα / Thálatta, « mer »), fille d'Éther et d'Héméra (le Jour), est une divinité primordiale qui incarne la Mer. Elle est l'équivalent féminin de Pontos. Certains auteurs la considèrent plutôt comme la personnification de la mer Méditerranée. Selon les versions, Thalassa est parfois identifiée aux déesses des Mers Amphitrite et Téthys. Elle engendre les Telchines et la nymphe Halia, Briarée (ou Égéon) et avec Pontos, les poissons. D'après le poête grec Nonnos de Panopolis, elle est fécondée par les organes génitaux d'Ouranos tranchés par Cronos et tombés dans la mer, et engendre ainsi Aphrodite. Cette divinité a bien sûr donné son nom à la célèbre émission du même nom.

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Morgoth Bauglir » sam. déc. 07, 2013 3:19 pm

Tiens ça me fait penser que pendant les vacances de Noël je vais faire un gros pavé sur Athéna !
« Vous êtes comme tous les Français, vous n'avez pas lu Tolkien !
Il n'y a que vous autres qui ne l'ayez pas encore lu. »

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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. déc. 07, 2013 3:21 pm

Pour tes cours ?
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Morgoth Bauglir » sam. déc. 07, 2013 3:42 pm

Non pour ici, sur le forum. J'ai quelques textes sous la main d'auteurs grecs qui parlent d'Athéna, et c'est foutrement intéressant.
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. déc. 07, 2013 3:45 pm

Ah cool, faudra voir si on pourra l'intégrer à ce topic, mais tu pourras faire ça à part.
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Morgoth Bauglir » sam. déc. 07, 2013 4:16 pm

Ou alors je tape le truc, et tu mets ici !
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Somewhere » sam. déc. 07, 2013 4:47 pm

Mets-le dans un topic à part, je l'intègrerais lorsque j'arriverai à Athéna (ce qui n'est pas pour tout suite vu que je traite les divinités dans un ordre chronologique^^)
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Re: Mythologie et divinités grecques

Messagepar Morgoth Bauglir » sam. déc. 07, 2013 4:49 pm

Donc on doit s'attendre à un post sur Ouranos très prochainement :D.
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